APB, 3000 bacheliers encore sans affectation  et si on faisait nos études autrement.png

APB, 3000 bacheliers encore sans affectation : et si on faisait nos études autrement ?

Publié le 08 septembre 2017

Temps de lecture 3 minutes

Fin juillet, plus de 65 000 jeunes, bacheliers et étudiants en réorientation, inscrits à APB (Admission Post Bac) étaient sans affectation. Le chiffre est retombé à 6 000 en août et ils sont aujourd’hui près de 3 000 candidats encore en attente d’une affectation dans l’enseignement supérieur.

APB : une plateforme saturée

Lancé en 2009, la plateforme APB a pour but d’assurer “à tous les bacheliers une place dans un établissement français de l'enseignement supérieur.” Mais plusieurs dysfonctionnements et un algorithme basé sur une logique géographique ont été pointés du doigt et ont rendu le processus d’inscription à l’Université difficile pour une bonne partie des candidats. Par ailleurs, pour faire face à l’afflux d’étudiants, une sélection par tirage au sort a été mise en place. La fin annoncée d’APB résoudra-t-elle le problème d’affectation des bacheliers ?

La fin annoncée d’APB résoudra-elle le problème ?

Un outil d’affectation plus performant est certes nécessaire ; mais cela ne résoudra pas la surcharge des universités. De plus, une fois arrivés sur les bancs de l’Université, 60% des étudiants de 1ère année échouent. Plus tard, une fois les études terminées l’insertion sur le marché du travail n’est pas toujours au rdv. Quelles sont les raisons de ces échecs ? Il faut repenser le modèle pédagogique, le cadre de travail, la durée des cursus etc. Et il faut également repenser le choix même d’aller à l’Université. Le choix de faire des études ne se limite pas à choisir un cursus universitaire. Il faut changer le système éducatif et notre manière de voir l’éducation.

Entamer une révolution de l’éducation

Il faut révolutionner l’éducation. Et c’est exactement ce que compte faire le Président de la République. Dans un entretien paru sur Le Point, Emmanuel Macron a déclaré : « La clé, c'est de donner aux exclus du système la qualification nécessaire pour entrer dans le monde du travail. Voilà pourquoi nous allons entamer une révolution de l'éducation dès cette rentrée, puis lors de la suivante« . Il a également déclaré : « Nous ferons en sorte que l'on arrête par exemple de faire croire à tout le monde que l'université est la solution pour tout le monde« . Effectivement, d’autres formations existent aujourd’hui avec des formats, des cursus et des modèles différents. Et il faut continuer à innover dans l’éducation afin d’offrir des formations de qualité, tout au long de la vie, et en adéquation avec le marché du travail.

Quelle éducation pour demain ?

Un des leviers que l’on peut actionner aujourd’hui pour révolutionner l’éducation est l’utilisation du numérique. Comme l’explique Anna Stépanoff, CEO de la Wild Code School dans un billet paru sur Medium, “L’outil numérique nous apporte aujourd’hui un formidable moyen d’inventer une éducation plus efficace en rendant les savoirs accessibles et en automatisant une partie de l’enseignement. Il est révolu le temps où le professeur délivrait son cours face à un auditoire passif et puis répétait le même cours un an plus tard face à d’autres étudiants tout aussi peu impliqués. L’étudiant sera de plus en plus sollicité pour piloter lui-même son apprentissage. L’autonomie de l’élève deviendra forcément le mot d’ordre”.

Créons un espace d'expérimentation, des approches différentes existent déjà. Elles ont juste besoin de soutien et de visibilité.