Steve Bekaert, Développeur Web @FNAC

Publié le 23 novembre 2020

Temps de lecture 9 minutes


Bonjour Steve, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Steve, belge de 34 ans ! J’ai rejoint la Wild Code School en septembre de l’année dernière (2019) après un début de carrière côté business, en gestion de projet et business analyst. J’avais toujours eu un gros penchant pour l’informatique en général, aussi bien du côté software qu’hardware et, après un gros ras-le-bol, j’ai décidé de prendre une nouvelle direction et suivre la voir du développement web.

Quoi qu'il arrive je suis et je resterais un geek passionné de jeux vidéo depuis tout petit, de cinéma et autres séries TV… Ça ça ne risque pas de changer :)


Quel a été ton parcours après ta formation à la Wild Code School de Bruxelles ?

Grâce à la Wild Code School j’ai eu des contacts à gauche et à droite pour divers postes en tant que développeur frontend & backend. J’ai finalement choisi FNAC Vanden Borre, un commerçant belge sur le marché depuis de nombreuses années. 

Juste après ma formation à la Wild Code School ça a donc été des interviews ça et là et une petite pause d’une semaine histoire de bien digérer tout ça ! Fun fact, j’ai travaillé sur place 3 jours avant que le confinement ne soit déclaré du coup ça a été directement du télétravail, ce n’est pas si simple d’appréhender les outils et de bien voir ses collègues dès le départ…


Quelles sont tes missions en tant que développeur pour la Fnac Vanden Borre ?

Je dirais 2 principales et larges : debugs de problèmes existants et développement des nouveaux projets ; ça dépend vraiment du sprint en question. Je travaille à la fois sur le back et le front, au gré des besoins, même si je suis plus avec une étiquette frontend.


Peux-tu nous décrire ton environnement de travail ? Comment est composé ton équipe ?

Nous sommes une équipe web de (pour le moment) 5 personnes. On travaille en très étroite collaboration avec l’équipe e-commerce « business » constituée d’analystes, testeurs et bien sûr du Product Owner

On travaille sur des sprints de 2 semaines avec tout l’habillage qui va avec : plannings, rétrospectives, … J’avoue qu’ici mon expérience passée en tant que business analyst me sert tout autant que mes compétences en développement ; je dirais que j’arrive à avoir une bonne vision des challenges techniques mais aussi à bien comprendre (et traduire !) les besoins d’e-commerce.

C’est aussi un environnement de travail totalement trilingue (FR, EN, NL) mais nous parlons en général tous en anglais pour que les quelques français arrivent à suivre :D

Nous nous occupons à la fois du site web tel que le client le voit mais aussi dans la création des différents dashboard mis à disposition des autres collaborateurs pour gérer la myriade de produits mis en vente. Il n’y a pas que des produits, il y a également tout ce qui concerne le service après-vente, les communications avec les clients, les différents moyens de paiement, … Tout un programme ! C’est très varié au final.


Quels sont les objectifs en terme d'expérience utilisateur des projets sur lesquels tu es impliqué ?

C’est compliqué à définir. En plus de l’équipe e-commerce, nous travaillons directement avec une équipe design qui décide in fine également de l’expérience qu’aura l’utilisateur. Ce n’est pas toujours simple d’avoir quelque chose de directement utilisable, ils utilisent leurs propres outils et nous nos propres librairies qui ne correspondent pas toujours à 100%... Les estimations sont alors (souvent !) trompeuses.


Avec quelles technologies tu as l'occasion de coder ?

Ici on ne travaille pas encore avec des frameworks ou autres librairies frontend, c’est uniquement du server side rendering grâce au backend basé sur « Caché ». Ça ne vous dit rien ? Moi non plus en commençant. Pour faire simple c’est un très gros framework avec son propre langage qui gère tous les domaines d’activités de l’entreprise : web, finance, comptabilité, RH… Nous nous occupons exclusivement de la partie web. Le gros avantage c’est qu’il est directement basé sur une vue très « objet », ce qui fait que l’intégration de SQL ou des éléments relatifs à la programmation orienté objets s’intègrent vraiment de manière fluide. Ça facilite énormément la manière dont nous communiquons avec la base de données.

La question de libraires frontend est posée et fera l’objet d’une intégration dans un futur très proche (Vue, React,…). En soit rien que ça est une opportunité en soit, j’ai souvent l’occasion de discuter avec les collègues de telle ou telle librairie, des avantages d’un rendu côté client plutôt que serveur. Je peux voir l’intégration directement et les questions liées. C’est enrichissant en soit !

En fait à bien y repenser, ne pas avoir intégrer une équipe utilisant déjà les libraires populaires est un vrai plus, je découvre encore tout un tas de façon de structurer son code. Que ce soit via l’utilisation de modules, de classes,… J’avais tout faux lorsque je voyais ça au départ comme une façon un peu « vieillotte » de travailler : c’est tout le contraire ! S’il y a bien une chose qui reste gravé chez moi c’est notre formateur, Pierre, qui nous disait « restez curieux, le but n’est pas non plus de vous transformer en religieux de React ». Il avait raison, React n’est qu’une pierre à l’édifice d’un projet/produit bien plus grand ! C’est juste « une autre vue » sur la manière d’aborder des interfaces et de qui communique avec qui. Puis bon… React reste du Javascript et même s’il est populaire, il ne remplace pas la totalité des interfaces actuels ! C’est en ça que je considère ça aujourd’hui plus comme une chance qu’un frein à une évolution de carrière.


Suite à la crise sanitaire qui nous touche, est-ce que tu as constaté un changement dans ton travail ?

Oui et non, n’ayant passé que 3 jours « sur place ». Je suis bien retourné depuis mais nous sommes toujours dans cette espèce de « flou » où les projets sont un peu chamboulés pour parer au plus urgent. Du coup la résolution de bugs en tous genre prend souvent le pas. 

C’est bien organisé mais on sent quand même qu’il y a de nouveaux challenges : les magasins ne sont ouverts que pour du click & collect, il faut bien le prendre en compte à tous les niveaux. Ça nous a, en tous cas, rendu tout à coups bien plus « visible » aux yeux du management car le web prend alors une place bien plus prépondérante !


Vos clients achètent-ils toujours principalement dans vos magasins physiques ou est ce que la vente en ligne a pris le dessus ?

Je n’ai pas les derniers chiffres mais le web prend à coups sûr une place bien plus prépondérante. Après ça reste une entreprise qui focalise également son cœur de marché sur les magasins physiques et j’aime bien voir notre travail comme le « 74 e  » magasin de Vanden Borre. Il n’y a d’ailleurs pas que la présence en magasin physique et le web, il y a également d’autres équipes comme la vente « telesales » qui peut se faire via téléphone si je ne me trompe pas. C’est pas contre un bon indicateur à creuser, la question m’a rendu curieux tiens !


La Fnac est connue pour les recommandations qu'apportent les vendeurs-conseillers, est-ce que la vente en ligne permet également ce service ?

Pour notre part nous avons un site web qui est totalement séparé du site web de la Fnac mais de toute façon c’est le même groupe donc le désir de donner le meilleur service (et recommandations) aux clients est bel et bien là. Je pense que d’acheter via le web est une question de génération avant tout… Pour ma part les informations fournies sur le site web me conviennent sachant qu’avant d’acheter quelque chose, je le compare bien souvent à d’autres sources. Il est clair qu’il est de toute façon difficile d’offrir le même feeling qu’un contact physique mais avec ce qu’ils ont dans leur backlog clairement, ils essaient de le rendre le plus agréable possible pour toutes et tous.

Pour en revenir à toi, comment tu vois évoluer ta carrière ?

Ayant fait le pari de changer de métier et voir comment ça évolue, ça à tout chambouler. Je ne sais pas trop où ça va me mener, je prends tout au jour le jour. Dans n’importe quelle entreprise outre le côté développement, il y a également tout ce qui concerne la mise en place des outils et de tous les processus mis en place pour permettre de travailler. Là pour le moment je m’intéresse de très près à la façon dont les différents environnements de travail (développement, pré-prod,…) communiquent.

J’ai récemment bien fait comprendre à mon manager que s’ils cherchaient quelqu’un pour une position un peu plus «DevOps», je suis hyper intéressé même si je souhaite que le développement reste le cœur de mon métier !


Merci pour toutes tes réponses, est ce que tu as un dernier petit mot pour les Wilders ?

Deux même : restez curieux ! La Wild Code School n’est qu’un (bon !) début ! De toute façon une chose que l’on vous a certainement sifflé à l’oreille c’est de rester attentif à tout ce qui se passait, via la veille ou via une invitation à dépasser le simple cadre des cours. Le web c’est vaste et grand, n’importe quel métier dans ce domaine vous fera voir quelque chose que vous n’aurez de toute façon pas eu le temps de voir ou d’apprendre !