Le numérique à Strasbourg  du « lieu totem » au « lieu phare ».png

La Wild Code School s’installe à Strasbourg !

Publié le 05 juin 2017

Temps de lecture 6 minutes

La Wild Code School met cap à l’Est en ouvrant une école dans la capitale alsacienne dès la rentrée de septembre 2017.

Strasbourg, un point d’ancrage au coeur de l’Europe

Poursuivant sa politique d’ancrage territorial et de proximité avec les écosystèmes numériques régionaux, la Wild Code School s’est naturellement tournée vers l’Est de la France.

7ème ville de France, au coeur d’un bassin d’emploi de 570 000 habitants, Strasbourg s’est imposée pour implanter un nouveau campus. Elle accueille un écosystème dynamique autour des nouvelles technologies, notamment autour des thématiques des Health Tech, de l’industrie du futur ou des industries créatives.

La mobilisation des acteurs économiques traditionnels et des nouveaux acteurs que sont les startups et les entrepreneurs se cristallise à travers plusieurs pôles de compétitivité (Alsace Biovalley, Alsace fibres Energivie, Véhicule du Futur et Hydreos) et des associations digitales (Alsace digitale et Rhenatic) qui permettent à l’Alsace de disposer d’une filière numérique florissante (+ de 2000 entreprises fin 2015 et 5% de nouvelles entreprises sur la même année, d’après l’observatoire de l’économie numérique en Alsace).

Le statut de capitale régionale et de capitale européenne permet à Strasbourg de rayonner au-delà de l’Alsace. Notamment, sa proximité géographique avec l’Allemagne et la Suisse a attiré la Wild Code School en vue de ses projets de déploiement à l’international.

Sa population étudiante conséquente favorise également la dynamique entrepreneuriale de la ville.

Dans ce contexte favorable à la filière numérique, la Wild Code School apporte une démarche pédagogique encore inédite sur le territoire : son format et son approche par la pratique et les projets-clients suscite déjà l’intérêt des acteurs en place. Par ailleurs, les besoins en matière de développeurs web restent forts chez les acteurs de la filière numérique, en particulier dans les agences Web et les startups, plus nombreuses que les grosses ESN dans la région.

Une école au coeur des réseaux strasbourgeois et alsaciens

L’implantation d’un nouveau campus de la Wild Code School est un processus permanent car l’école souhaite s’inscrire dans l’écosystème local et s’adapter aux spécificités du marché local. Début 2016, l’Agence d’Attractivité de l’Alsace a constitué un point d’entrée efficace, validant les premières recherches en ligne sur les acteurs de l’écosystème alsacien et strasbourgeois et permettant les mises en relation courant 2016 avec la Région Grand Est et l’Eurométropole de Strasbourg, avec Pôle Emploi et avec les acteurs de la filière digitale : Syntec Numérique Grand Est, Alsace Digitale et Rhenatic.

Ces différents interlocuteurs ont permis de valider l’intérêt d’implanter la Wild Code School et son projet pédagogique à Strasbourg.

Pour implanter son école strasbourgeoise, la Wild Code School a pu compter sur l’Eurométropole de Strasbourg pour trouver un partenariat win-win avec l’AFPA : en échange d’un hébergement sur son campus pour la première session, la Wild Code School va aider  l’AFPA à mettre en place son plan d’action numérique pour le centre de Strasbourg.

L’arrivée du campus manager en mai 2017 a permis l’intensification des contacts tant auprès des institutionnels que des acteurs de l’emploi et de l’orientation et des entreprises. Il a ainsi pu obtenir dès à présent le soutien de la French Tech Alsace et une notoriété grandissante de l’école auprès des médias et de ces acteurs qui sont autant de relais vers des candidats potentiels et vers de futurs recruteurs ou apporteurs de projets.

Un campus manager sensible aux rebonds professionnels

Pour installer l’école et réussir son lancement, le campus manager a un rôle déterminant et nécessite un profil encore mal identifié sur le marché du travail. Il en résulte des campus managers des différentes écoles aux parcours variés et c’est aussi le cas de Franck Olivier, campus manager de Strasbourg.

D’où viens-tu?

Je suis un pur produit de l’université française en sciences humaines (géographie et relations internationales) : j’ai accumulé les Masters faute de débouchés professionnels évidents et mon premier boulot n’avait rien à voir avec mes études. Je ne regrette pas car ça m’a ouvert l’esprit et il ne s’est jamais refermé !

J’ai débuté ma carrière à Paris dans le réseau des Chambres de Commerce (CCI). Passionné depuis toujours par les nouvelles technologies, j’animais le réseau des conseillers d’entreprises sur cette thématique et je collaborais avec les ministères, les collectivités et les organisations professionnelles pour accroître la transformation numérique des PME et TPE.  

J’ai poursuivi ce travail d’animation et d’évangélisation en organisation professionnelle et en agence régionale de développement, avant de faire un choix de vie en quittant la région parisienne et en m’installant à Strasbourg avec ma compagne.

Pourquoi Strasbourg?

Ma femme est alsacienne et m’a fait découvrir Strasbourg et sa région, au-delà des stéréotypes réducteurs qui ont la vie dure.

J’ai aimé cette ville à taille humaine, où tout ou presque se fait à vélo, avec ses étudiants venus de tous horizons et ses délégations des organisations internationales. Une ville facile à vivre avec des jeunes enfants.  Et je confirme un stéréotype quand même : on y mange bien.

Et le reste de l’Alsace… une richesse culturelle incroyable ! Il se passe toujours quelque chose dans le moindre petit village.

Pourquoi rejoindre la Wild Code School?

En venant sur Strasbourg, j’ai fait un vrai choix de vie en décidant de mettre de côté ma carrière professionnelle pour m’occuper de mes 2 filles après leur naissance et reprendre ensuite des études supérieures, tout en tissant un réseau relationnel autour du numérique en Alsace.

J’ai eu vent du projet d’implantation de la Wild très tôt et je l’ai suivi, intrigué par la démarche pédagogique et attiré par la réponse que l’école apporte aux problèmes du marché du travail : des secteurs, comme le développement informatique, manquent de candidats quand des centaines voire des milliers de personnes ont les aptitudes et le goût pour y répondre, sans en être totalement conscientes.

Je voulais aussi agir dans le secteur du numérique, que je connais bien, pour être partie prenante de ce qui est une révolution comparable voire supérieure à celle de l’imprimerie!