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Femme, maman et développeuse web

Publié le 08 mars 2018

Temps de lecture 4 minutes

Maman d’un enfant en bas âge et #Wildeuse, c’est possible ?

Rencontre avec Anahita Vahdani, entrée en février 2018 à la Wild Code School sur le nouveau campus de Reims.
Anahita se présente en riant comme un cas à part, maman d’un enfant de 9 mois – qu’elle allaite encore – elle a fait en février sa rentrée sur le campus de la Wild Code School de Reims. Une reconversion professionnelle loin d’être évidente !

Après un parcours des plus classiques, un baccalauréat littéraire, puis un BTS d’assistante de direction, elle se met à chercher un emploi. Ce qu’il lui fait défaut : l’expérience !Une fois sortie de l’école Anahita enchaîne les CDD puis se trouve contrainte à changer de voie pour devenir vendeuse en magasin de jeux vidéos. Elle s’épanouit plus de 6 ans à ce poste.

Le tournant, en décembre 2014, la vie change : “J’avais envie d’autre chose, et avec mon mari, un désir d’enfant. Le domaine du jeu vidéo était ma passion, mais peu compatible avec mon projet de vie”.

Au chômage, 3 ans passent, Anahita passe son permis de conduire, et en mai 2017, avec la naissance de sa fille, elle relance sa recherche d’emploi :

A ce moment-là je n’ai toujours pas de projet de reconversion, j’envoie des CVs et des lettres de motivation pour être assistante de direction, je vais à des salons ….… et puis un jour, je lis un article dans la presse locale qui annonce l’ouverture de la Wild Code School à Reims, où je vis”.

La lecture de cet article lui rappelle son amie Cécile, ancienne élève à la Wild sur le campus de Lyon :

“Cécile m’en avait parlé en septembre 2016, je me souviens la voir coder, je ne comprenais rien ! Je l’ai tout de suite appelée, on a un parcours un peu similaire. Elle m’a conseillé de tester, de voir si j’aimais coder, et m’a expliqué que le parcours de candidature était de toute façon fait pour ça : voir si ça te plait ou pas, alors j’ai candidaté”.

Grâce au témoignage de Cécile, Anahita se lance, avec un bébé ce n’est pas évident :

“ J’ai mis beaucoup de temps avant de rendre ma première quête “le wild circus”, mon bébé avait 4 mois, j’étais fatiguée ! J’étais tellement fière quand je l’ai rendu, j’avais réussi à créer un site à partir de rien ! Je me suis dit j’en suis capable.

Et, surtout, j’ai aimé ça. J’ai toujours aimé l’outil informatique, j’ai fait partie des premiers à avoir un PC à la maison, mais avant, il fallait faire un bac S, de longues études. Maintenant, on te demande surtout de la motivation, de l’investissement. »

Rentrée depuis 15 jours sur le campus de la Wild Code School Reims, Anahita partage ses premières impressions :

“C’est intensif, alors je me mets en “off” le weekend, je prends le temps de me ressourcer avec mon mari et ma fille”

Anahita ne regrette en rien son choix, mais elle rappelle que cela demande de l’organisation, et une certaine force mentale :

“ Peu importe l’âge auquel tu laisses ton bébé, c’est dur ! On ne se voit plus que 30 min le matin et 1h30 min le soir, mais je l’appelle le midi en vidéo sur whatsapp. Lorsque je la vois, ça me rebooste pour coder”.

Se former au développement web, un choix de vie qui n’est pas contradictoire avec son souhait de continuer à allaiter son enfant :

“J’ai voulu continuer à tirer mon lait, c’est important de l’allaiter pour moi, donc je dois tirer mon lait à l’école. J’ai apprécié ce qu’ils ont fait pour moi : pas d’interdiction ni jugement. Clément, le Campus Manager de Reims est très attentif à mes besoins spécifiques”.

Anahita se sent d’autant plus soutenue, qu’elle ne s'y attendait pas : 

“ Il n’y a pas eu une seule moquerie, je suis vraiment heureuse de cette bonne entente, je me sens soutenue par tous.”

Le mot de la fin qu’Anahita aimerait partager avec celles et ceux qui hésitent ou ne s’en sentent pas capables de franchir le pas :

“Je suis la preuve que tout le monde peut le faire : j’ai réussi à être acceptée, j’y suis arrivée avec un bébé alors que je n’avais jamais codé, je veux vraiment prouver qu’on peut le faire, même avec un bébé, et même si on l’allaite !”.

Merci à Anahita pour son témoignage : une femme, une maman et une développeuse web !