Tech for Good : quels enjeux pour l'avenir ?

Publié le 12 avril 2022

Temps de lecture 13 minutes

Tandis que les enjeux environnementaux, sociaux et sanitaires sont au centre des préoccupations, le monde de la tech continue son essor. C’est là que la Tech for Good intervient. Mais qu’est-ce que la Tech for Good ? Quels sont ses enjeux ? Ses acteurs ? Découvrez toutes les réponses à vos questions dans cet article dédié !

La Tech for Good, qu’est-ce que c’est ?

Tech for Good : définition


Le terme “Tech for Good”, ou “la technologie pour le bien”, fait référence aux acteurs variés qui mettent en œuvre des actions locales et/ou globales pour répondre à des problématiques sociétales et environnementales. Elle souhaite allier impact sociétal et croissance économique en démontrant que la technologie peut être au service du bien commun : vivre mieux, tous ensemble.


Selon bpifrance, la Tech for Good… 

  • Découlerait d’une prise de conscience collective où la tech et la transformation numérique placeraient l’impact sociétal positif au centre de leurs préoccupations ;
  • Pourrait également permettre à l'Économie Sociale et Solidaire d’utiliser l’innovation numérique afin de déployer ses actions à grande échelle ;
  • Serait en mesure de représenter un réel levier pour atteindre les Objectifs de Développement Durable :

Source : MyClimate | Nations Unies


Tech for Good : quels enjeux ?


Entrons maintenant dans le vif du sujet ! Quels sont les enjeux de la Tech for Good ?


Les innovations numériques sont des outils de plus en plus importants pour répondre à la problématique du bien commun. Selon les Nations Unies : “Les progrès du numérique peuvent favoriser et accélérer la réalisation de chacun des 17 Objectifs de développement durable, qu’il s’agisse de mettre fin à l’extrême pauvreté, de réduire la mortalité maternelle et infantile, de promouvoir l’agriculture durable et le travail décent ou encore de parvenir à l’alphabétisation universelle.


Ainsi, les enjeux de la Tech for Good sont divers :

  • Promouvoir l’égalité grâce à “la connectivité, l’inclusion financière et l’accès aux services commerciaux et publics” ;
  • Contribuer au domaine de la santé par l’utilisation de l’Intelligence Artificielle pour accroître l’espérance de vie, diagnostiquer plus rapidement les maladies, remédier aux déserts médicaux via la télémédecine, etc ;
  • Permettre un meilleur accès à l’éducation grâce à l’apprentissage virtuel et/ou à distance ;
  • Adopter des pratiques plus durables au sein des entreprises pour permettre une croissance à la fois vertueuse et respectueuse de l’environnement ;
  • Promouvoir l’inclusion des personnes en situation de handicap à travers la handitech ;
  • Et bien d’autres…


Or, il existe plusieurs sources d’inquiétude concernant la tech, dont 2 spécifiques :

  • L’accessibilité numérique n’est pas donnée à tous. Il existe encore une partie de la population marginalisée. En moyenne, les femmes dans le monde ont moins accès aux technologies que les hommes. La même tendance s’applique pour les personnes âgées vs les nouvelles générations. C’est pourquoi il devient nécessaire de réduire le fossé technologique dans les pays les moins avancés et renforcer leurs capacités technologiques, innovantes et scientifiques.
  • Selon un rapport du groupe McKinsey datant de 2017, les emplois de 400 millions à 800 millions de personnes dans le monde seraient à risque d’ici à 2030 du fait de l'automatisation des tâches. Pour cette raison, il est primordial de former les populations aux métiers de la tech, afin qu’elles puissent accompagner ces changements en évoluant, en montant en compétences, en se reconvertissant professionnellement… Changer notre approche en matière d’éducation tech semble alors incontournable pour donner à toute personne qui souhaiterait entrer dans l’univers numérique l’accès à une éducation tech. C’est notamment ce pour quoi la Wild Code School œuvre depuis sa création en 2013.


Le marché de la Tech for Good : acteurs et avenir


La Tech for Good touche une vaste catégorie d’acteurs : qu’ils soient des startups, des entreprises ou des organisations, ces derniers souhaitent mettre leurs services, produits et technologies au service du bien commun et de la planète pour répondre aux enjeux non seulement sociétaux mais aussi liés à la réduction de l’impact environnemental.


Les acteurs de la Tech for Good


Un événement marquant de l’année 2020 nous vient alors à l’esprit.


Si l’on vous dit que 70 dirigeants de la tech mondiale se sont réunis à l’Élysée pour signer un manifeste commun composé de 8 engagements, à quoi pensez-vous ?


Au sommet annuel “Tech for Good”, bien sûr !


Initialement lancé par le Président français Emmanuel Macron en 2018, il a réuni de grands noms, tels que :

  • Accor
  • BlaBlaCar
  • BNP Paribas
  • Booking
  • Cdiscount
  • Deliveroo
  • Doctolib
  • Facebook
  • Google
  • Iliad
  • L’Oréal
  • Oracle
  • Orange
  • Snapchat
  • SNCF
  • TF1
  • Twitter
  • Uber
  • Upwork
  • Visa
  • Et bien d’autres…


Au programme de ce sommet, différentes thématiques ont été abordées :

  • Tech for Education
  • Future of Work
  • Tech for Diversity
  • Tech for Economic Inclusiveness
  • Tech for Environment
  • Tech for Good France
  • Tech for Good Afrique
  • AI for Good


Cette initiative montre l’envie et la nécessité des entreprises à s’inscrire dans une démarche plus durable et plus juste. Par ailleurs, des événements tels que les TECH FOR GOOD AWARDS en France sont organisés chaque année pour mettre en valeur les startups qui mettent la technologie et l'innovation au service du bien commun.


Il existe également un nombre grandissant de startups européennes qui œuvrent pour la Tech for Good. Parmi elles, nous retrouvons quelques partenaires de la Wild Code School :

  • Founderland : une start-up qui crée un nouveau “standard” pour les entrepreneurs, sans limite ni frontière. Elle œuvre pour la création de business plus diversifiés, durables et évolutifs. Un accent est notamment mis sur le soutien des femmes entrepreneuses à travers l’Europe qui ont rencontré des obstacles dans leur carrière dûs à leur couleur, origine ou genre.
  • Hacker School : une organisation à but non lucratif qui a pour objectif d’initier les jeunes - peu importe leur genre ou leur environnement social - au monde de l’informatique.
  • Kleiderly : une entreprise qui fabrique des lunettes à partir de textiles recyclés, dans le but de réduire l’impact environnemental de la mode.
  • Social Declik, une entreprise qui aide les freelances du numérique à se construire une activité stable dans le secteur de l’impact. Pour en savoir plus, rendez-vous sur l’interview dédiée de Charlotte, co-fondatrice de Social Declik.
  • ...


Mais ce n’est pas tout ! D’autres startups Tech for Good accomplissent quotidiennement des avancées vers un monde meilleur :  

  • Bagboard est une entreprise tech qui s’associe à des marques respectueuses de l’environnement en proposant des sacs intelligents et écologiques.
  • Cinapsis aide les patients à recevoir des soins spécialisés et permet aux cliniciens de travailler ensemble en facilitant la communication et le transfert d'informations instantanées et sans obstacles entre les professionnels de la santé à tous les niveaux.
  • Nudge est une start-up spécialisée dans les technologies de la santé mentale en proposant un bracelet programmé pour aider les personnes souffrant de certaines maladies telles que la trichotillomanie (personnes qui s’arrachent les cheveux), de dermatillomanie (personnes qui se grattent la peau) et bien plus.
  • Podium est une plateforme d’emploi spécialement conçue pour les freelances en situation de handicap offrant leurs services dans des domaines divers et variés, allant de la tech à l’administratif, en passant par le design, la finance, et bien d’autres.
  • YoungPlanet est une application qui permet aux parents d’offrir gratuitement à de nouvelles familles des objets pour enfants dont ils n’ont plus l’usage, afin d’éviter de les jeter et les faire atterrir à la décharge.
  • Et bien d’autres encore.


L’avenir de la Tech for Good


Nous nous dirigeons vers un monde de plus en plus soucieux du bien commun, de l’impact environnemental, de la transition écologique, des effets de l’innovation technologique, d’une gouvernance éthique, de l’équité, de l'inclusivité sociale, de la bataille contre les inégalités… Il est donc devenu nécessaire d’instaurer une nouvelle manière de penser et de nouvelles façons d’agir pour un monde plus juste.

Un nombre grandissant d’organisations s’y mettent ! On peut notamment citer Boby, une application conçue par nos Wilders qui ont donc lancé leur propre entreprise Tech for Good.


Zoom sur l’application Boby, un projet Tech for Good made in Wild Code School


À l’occasion du lancement de Boby, nous avons choisi d’interviewer son CTO par Guillaume Harari, anciennement élève puis formateur en développement web à la Wild Code School !



Bonjour Guillaume ! Quel a été ton parcours avant d’intégrer la Wild Code School ? Et où en es-tu dans ta carrière aujourd’hui ?


J’ai commencé le développement web au tout début des années 2000. En autodidacte bien sûr, et avec les rares tutoriels qu’on trouvait sur internet à cette époque.


Le web n’était pas ancré dans nos vies comme aujourd’hui, c’était donc pour moi une activité secondaire et même souvent un loisir.


En 2017, j’ai entendu parler de la Wild Code School. C’était exactement ce qu’il me fallait pour que le développement web devienne mon métier principal. J’ai donc rejoint la Wild en tant qu’élève. J’ai ensuite été Développeur Symfony/React chez Conecteo, une entreprise qui développe une solution de type CRM avancé. J’y ai pris beaucoup de plaisir et d’expérience.


Puis en 2019, j’ai saisi l’opportunité d’être formateur à la Wild. Ça a duré plus de 2 ans, c’était une superbe expérience qui m’a fait évoluer sur plein d’aspects, même techniques.


Aujourd’hui, je suis CTO chez Cybat (Boby) !


Pourrais-tu nous en dire plus sur le projet “Boby” ?


L’ERP* Boby est né d’une rencontre entre Aurélien (CEO, mais également ancien Wilder) et un entrepreneur IT. Ils ont souhaité répondre à une demande latente des professionnels du BTP : à savoir un outil simple ergonomique, user friendly avec de l’IA et permettant aux pros du BTP d’avoir un unique outil pour gérer toute leur activité ! Enfin, Boby veut s’exporter rapidement au niveau Européen.


*ERP : Application qui permet de gérer l'ensemble des processus d'une entreprise. Par exemple, les devis, factures, ressources humaines mais aussi fonctionnalités liées au métier.


Quel est son lien avec la Tech for Good ?


L’approche Boby se retrouve dans le mouvement Tech for Good, en apportant gain de temps et diminution des temps de connexion pour les professionnels du bâtiment.


Comment ? L’expérience utilisateur est placée au cœur du développement, en passant par la mise en place d’une méthodologie terrain, et d’intégration d’IA.


Aussi, Boby apporte également une approche RSE, en intégrant de la gamification qui accorde des temps de pause sur l’outil.


On se soucie du bien-être de ses utilisateurs. Cette approche est novatrice dans le monde des ERP.


Enfin, à notre niveau, nous nous efforçons de respecter notre environnement ! Quelques exemples que nous mettons en place :

  • Des choix d'hébergements responsables. Les data centers représentent un fort taux dans l'émission des gaz à effet de serre, et on ne veut pas y contribuer. Dans nos benchmarks de solution d'hébergement, les critères écologiques pèsent fort dans nos décisions.
  • En écrivant du code performant, on écrit du code écolo. Ça peut faire rire. Mais réfléchissons-y un instant. Notre ambition est d'avoir 6000 utilisateurs à mi 2023. Si ces utilisateurs exécutent tous une même fonction mal développée, c'est 6000 fois le processeur qui chauffe pour rien, et qu'il faut refroidir. Ça consomme donc de l'énergie.
  • En limitant nos mailings marketing. Ce n'est plus un secret, les mails, et en particulier les mailing lists ou publicités, ont un impact très fort sur notre planète. Pour ces raisons, notre stratégie ne prévoit pas d'envois d'e-mails en masse.


Tu as recruté des Wilders dans ton équipe, pourquoi avoir choisi des profils en reconversion plutôt que d'autres ?


Pour plaisanter, on dit parfois que Cybat (Boby) est une succursale de la Wild Code School. En effet, la grande majorité des salariés sont issus de la Wild !


Pourquoi ? Pour 3 raisons :

  • Les profils en reconversion sont très souvent des personnes passionnées, qui ont soif d’apprendre.
  • De par ses programmes et sa pédagogie, la Wild rend leurs élèves opérationnels immédiatement en sortie de cursus sur une stack précise.
  • Et bien sûr, parce qu’il est toujours plus plaisant de recruter au sein de son réseau de connaissances !


Quels sont tes projets pour l'avenir ?

Je compte bien sûr continuer à me former. Je sais que j’ai des points à travailler tel que le Devops, par exemple. Sinon, je me concentre sur Cybat / Boby ! L’objectif est d’être le numéro 1 des ERP du bâtiment, donc ça demande de ma part une très forte implication.


Une photo de l’équipe (loin d’être au complet !) : Aurélien, Alban, Adèle, Olivier, Guillaume, Axel, Karine, Jasmine, Sébastien et Thomas.


Retrouvez toute l’équipe sur la page LinkedIn de Boby.

Pour aller plus loin…


Entrepreneuse, entrepreneur ! Si la Tech for Good vous attire, et que vous souhaitez contribuer à la construction d’un monde meilleur, ces formations pourraient vous intéresser :


Intéressé(e)s par le développement web ?

Intéressé(e)s par la data ?

Intéressé(e)s par la cybersécurité ?

Découvrez toutes nos autres formations sur le site !