Développeuses web : Coder n’est pas qu’un métier d’homme !

Publié le 08 mars 2021

Temps de lecture 10 minutes

Qui a dit que le développement web était un métier d’homme ? Dans les métiers de la tech, le genre importe peu ! Rencontre avec les Wildeuses de la 9ème promo toulousaine.

À l'origine, le code était une histoire de femmes

Au départ, les métiers de l'informatique - et plus particulièrement de la programmation - étaient occupés par des femmes. Cosmo en faisait même l'apologie dans  un article sur les "computer girls" en 1967 ! On assiste à une masculinisation de la profession à partir des années 70 via des biais de recrutement et les usages liés à la révolution de la micro-informatique.

Aujourd'hui, nombre de jeunes filles n'envisagent plus cette orientation et la proportion de développeuses stagne à 30%, comme dans les autres métiers de la tech.


Comment faire bouger les lignes du développement web ? En valorisant les développeuses !

Pour faire évoluer les choses, deux actions essentielles :

  • ne pas stigmatiser “le développement au féminin” : on n’entend jamais parler de “développement masculin” et pour cause, le métier de développeur n’est pas genré ;
  • mettre en avant des développeuses pour que d'autres femmes ou jeunes filles réalisent qu'elles peuvent oser !

Il faut compléter le panel des role models : au-delà de quelques figures emblématiques visibles dans les médias, il faut aussi valoriser les "computer girls" du quotidien : c'est votre boulangère qui geeke sur son temps libre en bricolant une appli pour gérer ses stocks, c'est cette maman d'élève lead dev en start-up, c'est votre nièce de 15 ans en difficulté scolaire mais qui programme des robots faits-maison...

Ouvrez l'œil, elles sont partout… et notamment à la Wild ! ☺️


Retour d’expérience des Wildeuses toulousaines

Petites filles, elles rêvaient d’être pharmacienne, danseuse, actrice, sage-femme, institutrice, peintre, pâtissière… Surprenant ? Pas vraiment : les métiers comportant une dimension technique ne sont pas valorisés auprès des jeunes filles. Pourtant, quelques-unes de nos Wildeuses se projetaient déjà dans des activités traditionnellement jugées plus masculines : architecte, avocate, athlète, mécanicienne, astronaute, pompier ou pilote, elles avaient déjà les idées larges !

La vie professionnelle correspondant rarement aux plans imaginés pendant l’enfance, elles ont pris un tout autre chemin et ont débuté des parcours assez éloignés des métiers du numérique. Mais pourquoi donc ?

N'étant pas du tout issue du milieu du numérique, je pensais ne pas avoir les capacités intellectuelles pour comprendre cet univers et pour réussir à en comprendre les rouages.” (Sophie, 37 ans, ex gestionnaire de paie)

Je ne connaissais pas ce métier à l’époque et l’image que j’avais des dev était très « geek » et masculine. De plus, je pensais qu’il fallait être calé en informatique et en maths.” (Emilie A., 35 ans, ex gestionnaire de sinistres)

Je n'ai pas eu l'idée avant : ce métier n'était pas très mis en valeur, encore moins promu auprès des femmes.” (Coralie, 28 ans, ex acheteuse)


Après avoir parcouru un bout de chemin professionnel, elles ont réalisé qu’elles ne s’épanouissaient plus dans leur métier. Mais qu’est-ce qui a amené leur réflexion vers le développement ?

"J'étais lassée de mes différentes expériences. Le dev me paraissait le métier idéal pour ne jamais m’ennuyer ! (Coline, 30 ans, ex chargée de web marketing)

Mon métier était riche au niveau humain mais intellectuellement, je m'ennuyais. J'essayais de combler ce manque à coup de casse-têtes, de jeux de réflexion et de logique.” (Emilie D., 35 ans, ex ambulancière)

Dans mon quotidien de gestionnaire de paie, j'ai remarqué que je prenais beaucoup de plaisir à développer de nouveaux outils sous Excel pour améliorer notre quotidien. J'aimais me mettre à la fois à la place de l'utilisateur et de la personne qui va devoir traiter les données, me creuser la tête sur le développement des fonctionnalités de ces outils… alors je me suis dit que je pourrais en faire mon quotidien.” (Sophie)

Je voulais faire quelque chose qui me plaisait vraiment ! (Léa, 20 ans, ex téléconseillère)

Pour protéger ma santé, mon métier était éprouvant physiquement.” (Maïlys, 31 ans, ex employée de libre-service)

Pour trouver un métier qui me motive chaque jour par la diversité de ses missions et son côté créatif.” (Emilie A.)


Prendre conscience de son envie de changer de quotidien professionnel, c’est une chose. Mais se jeter à l’eau… C’en est une autre ! Quel a été le déclic ?

La peur de me retrouver prof toute ma vie ! Et le fait d’avoir trouvé une formation qui corresponde à mes critères.” (Lisa-Lou, 28 ans, ex professeure d’anglais)

Le covid ! 😂 Et je l’en remercie !!!” (Jessica, 31 ans, ex intégratrice cabine dans l’aéronautique)

J’ai quitté mon travail puis réfléchi à mon avenir. Dans toutes les infos que je trouvais sur ce métier, je m’y retrouvais.” (Coline)

J’avais du temps pour m’y consacrer.” (Louise, 29 ans, ex UX designer)

J'avais déjà une attirance pour le développement web mais je faisais ça juste pour le plaisir, sans savoir que je pouvais en faire mon métier. J'ai trouvé le site de la Wild par hasard, en voulant aider le frère d'une amie à trouver une reconversion.” (Emilie D.)

Une simple discussion avec mon copain ! Mais pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt ?! (Marion, 25 ans, ex chargée de communication)

Licenciement économique en 2020, nouvellement maman… Autant tout changer. 🙂 ” (Coralie)

Projet de reconversion enclenché, c’est parti ! Comment a réagi leur entourage lorsqu’elles ont annoncé : “Je vais devenir développeuse !” ?

Ils ont adoré et ont tous pensé que c’était un métier d’avenir.“ (Jessica)

Ils ont été contents, ils ont de suite vu une opportunité pour moi (même s'ils ne comprenaient pas tout !)” (Marion)

Ils étaient perplexes, avec une image très masculine du métier... genre le geek aux cheveux gras renfermé sur lui-même et H24 devant un écran !” (Emilie A.)

Mon entourage m'a soutenue. Mon frère est lui-même développeur et m'a confortée dans mon idée. Il partage le même point de vue sur ce qui m'attire dans le métier, c'est-à-dire la soif d'apprendre et d'investiguer.” (Sophie)

Tout le monde a trouvé cela logique mais... « Tu n’as pas peur de tous ces geeks ? » !“ (Louise)

Mon conjoint m'a soutenue et poussée, il était persuadé que je pouvais y arriver. Ma famille était un peu inquiète car je quittais la sécurité de mon emploi pour l'inconnu. Maintenant qu'ils voient que je m'en sors bien, ils sont un peu plus rassurés... et je pense qu'ils ne le seront complètement que lorsque j'aurai signé un CDI !” (Emilie D.)


Ça y est, elles sont arrivées au terme de leur formation de cinq mois il y a quelques semaines ! Bravo pour ce beau début de parcours ! Comment envisagent-elles leur futur de développeuses ?

Dans une petite boîte ou une startup dans un premier temps, et après pourquoi pas en free-lance, ou créer ma boîte. Dans tous les cas, dans une entreprise qui a des valeurs qui me touchent ! (Lisa-Lou)

Radieux ! J'ai trouvé ma voie et me régale, c'est un plaisir de se lever chaque jour pour relever de nouveaux défis ! (Emilie D.)

J'ai un projet d'entrepreneuriat, et je pense que mes compétences métier et mes nouvelles compétences de dev seront des atouts considérables !” (Coralie)


Un petit conseil girl power pour celles qui hésitent à se lancer ?

Il faut foncer ! Les femmes aussi ont le droit de s’amuser avec un clavier ! (Coline)

Pour moi, être une fille dans ce métier c’est un avantage, profitez-en. Foncez, soyez vous-même et croyez en vous !” (Lisa-Lou)

Fini le cliché du développeur geek boutonneux à lunettes enfermé dans le noir ! Le développement est à la portée de quiconque est motivé et investi ! En tant que femme, nous pouvons apporter quelque chose de différent à la profession. J'ai remarqué que nous avons parfois le regard plus aiguisé sur la praticité de certaines fonctionnalités. Nous pouvons apporter une complémentarité dans une équipe et il ne faut pas avoir peur de se lancer.” (Sophie)

Peu importe qui vous êtes... Un ordinateur ne fera pas la différence. Ne vous sous-estimez pas !” (Louise)

Le métier de développeur a besoin de la gent féminine ! Nous avons le souci du détail. La rareté féminine fait de nous un atout.” (Jessica)

Le fait d'être une fille n'est absolument pas un frein ! Si vous avez une attirance pour ce métier, si vous aimez relever des défis, si vous êtes prête à être en apprentissage constant, alors foncez ! Ne vous fiez pas aux a priori sur les métiers de la tech, nous y avons toute notre place ! Et les recruteurs apprécient nos profils.” (Emilie D.)

Tu peux y aller !!!”  (Marion)

We can do it! (Léa)

Le métier de dev n’est pas incompatible avec un peu de féminité et des cheveux propres 😉 Au contraire, j’ai l’impression que les profils féminins sont très bien accueillis dans les entreprises : ils apportent un peu de renouveau, une approche différente dans ce métier encore très masculin.” (Emilie A.)

Le risque d'échouer est bien moins important que celui de ne pas se lancer dans une belle aventure 🙂” (Coralie)

You go girl! (Maïlys)


Prêtes à oser le développement web ? Pour découvrir plus concrètement si ce métier est fait pour vous, vous pouvez commencer par suivre gratuitement notre cours prépa développement web, il vous permettra d’acquérir de premières bases.

Ensuite, n’hésitez pas à nous contacter pour échanger sur votre projet, nous pourrons vous accompagner !

Et si vous hésitez encore à passer le cap, découvrez d’autres témoignages des Wilders toulousains sur leur reconversion !


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